08/02/2008

LéGuMes ou ChoCoLat?

17ca7cc729b39a2380d23a6f1a94c36f.jpg

 

Ca ne fait que très peu de temps que je connais les principes de Zermati, d'ailleurs pour être franche, j'ai découvert grâce à mes amies les maisanges, grammettes à leurs heures et peut-être aussi grâce à une émission de télé-réalité diffusée il y a quelques années sur M6.

Pourtant, il y a plusieurs années, bien avant de devenir maman, à l'époque où au boulot je mangeais en compagnie d'une multitude de femmes, ces dernières me demandaient souvent quel était mon secret pour garder la ligne et être aussi fine. Une seule réponse me venait à l'esprit, parce que c'était la plus sensée et surtout ma seule vérité . Cette réponse était : "Je mange lentement, en mâchant bien, et quand je n'ai plus faim, je m'arrête".

A cette époque, je finissais rarement mon assiette, pour ainsi dire jamais, mais je ne crachais pas sur une petite part de tarte surtout s'il y avait de la tarte au citron meringuée ou du cheesecake. Enfin bref, vous l'aurez compris, je ne me souciais guère du contenu calorifique de mon assiette et je pensais plutôt au fond de moi que la nature m'avait doté d'un bon organisme.

Sauf que... et oui, il y a un sauf que, parce qu'il y a toujours un moment où la tendance s'inverse... J'avais bien essayé de fermer les yeux sur les avertissements d'une de mes collègues qui me certifiait qu'une fois l'enfant venu, indéniablement ma ligne changerait car elle aussi était passée par là.

Entre le 1er et le 2ème enfant, je n'ai pas eu le temps de m' apercevoir de quelque chose. Par contre après le 2ème, j'ai pu constater les dégâts. Pendant la période d'allaitement qui dura 7 mois et demi, j'avais du changer mes habitudes alimentaires. Je perdais tellement de poids que je me forçais à manger limite toutes les 3h comme un nourrisson pour ne pas descendre plus. Vous auriez vu les regards de mes collègues ! Mais il y avait aussi le regard horrifié de ma maman qui me voyait fondre malgré tout. Finalement je ne dépensais pas d'argent dans du lait industriel mais je mangeais tellement que ça devait bien me revenir aussi cher... C'est à cette période que j'étais devenu addict aux KitKat Chunky et Oréo chocolat blanco...

Le "Je mange lentement, en mâchant bien, et quand je n'ai plus faim, je m'arrête" n' existait plus du tout dans mon voccabulaire! Je ne savais absolument plus reconnaître la sensation de faim ni la satiété. Je mangeais juste pour ne pas maigrir. Je n'avais même plus de réel plaisir à manger.

A l'arrêt de l'allaitement, ça a été tout simplement catastrophique!
Après plusieurs mois d'horreur à voir les kilos s'accumuler, je me suis rendue à l'évidence: je devais réapprendre à manger!
Pas facile quand on ne sait plus du tout à quel moment on n'a plus faim. C'est là que Zermati est entré en jeu, même si pour moi ce n'était pas tellement Zermati, mais plutôt retrouver mes habitudes d'antans...

Commencer par moins remplir mon assiette.

Penser à prendre son temps pour manger.

Ne pas manger stresser.
Bien mâcher.
Et surtout s'arrêter un peu avant la sensation de repus car il faut toujours un peu de temps pour que ça arrive dans l'estomac... mais aussi dans mon cas, garder une petite place pour le dessert! Oui c'est important pour moi de finir chaque repas par une note de sucré, sans quoi j'ai une sensation d'inachevé, de manque.

Tout cela, ça a été assez long, mais j'y suis arrivée!

Aujourd'hui, je ne culpabilise pas si à 16h j'ai faim. Je mange! Car je sais que forcément j'aurai moins faim de soir et que tout s'équilibrera. Par contre, j'essaie toujours de boire avant de me jeter sur la nourriture car bien souvent c'est la soif qui nous donne cette sensation de faim... même si chez moi, la sensation de soif se manifeste souvent par une envie de Pepsi! En tout cas, jamais je ne culpabilise de manger un rocher suchard le soir à 21h30. Il n'y a rien de pire que la culpabilité pour faire grossir ou une envie non assouvie.

Je noterai tout de même que quand je suis invitée à manger chez mes parents, amis ou au restaurant, mon cerveau se met en mode open et mon ventre est alors capable d'ingérer des quantités énormes sans montrer le moindre signe de satiété... mais heureusement, sur la balance, ça n'a que très peu d'incidence.

Voilà pour mon expérience personnelle.

Et forcément, à la question "Légumes ou chocolat?", je réponds CHOCOLAT !

Mais pour plus de généralités, voici les principes de base de Zermati:

Zermati, de quoi s'agit-il ? en résumé. Manger quand on a faim, ce dont on a envie, à notre faim. S'arréter quand on a plus faim.

La première étape : observer comment nous mangeons, les sentations, ce que nous ressentons à propos des repas et de leurs circonstances, les situations dans lesquelles nous mangeons.

La seconde étape : apprendre à manger suivant les sensations, distinguer faim et envie, découvrir la satiété et le rassasiement.

La troisième étape : éliminer les idées restrictives : tous les aliments sont équivalents si nous les mangeons à notre faim : haricots verts, foie gras, chocolat, fromage blanc. Avec de savoureux exercices gourmands.

Se séparer de la nourriture en trop : pas évident.

Et le plus important SE RECONCILIER AVEC LA NOURRITURE - SE RECONFORTER AVEC LA NOURRITURE.
La nourriture nous apporte des émotions. Elle a le grand pouvoir de nous réconforter lorqu'elle est bien considérée.

29/11/2007

Un cheveu dans la soupe ...

e81af789733efe29947b109911e4a82e.jpg

La scène se passe durant le dîner. J'ai préparé amoureusement un bon petit plat pour mon homme et j'attends impatiemment un compliment de sa part.
Quand soudain, il fait une grimace!
Mince, mon plat ne serait-il pas bon ?
Il porte sa main à la bouche.
Oh non! Il ne va tout de même pas vomir... c'est dégoûtant à ce point ? Il faudrait peut-être que je goûte moi aussi, j'ai peut-être eu la main lourde sur le sel... Bah non pourtant, je ne vois rien à redire.
L'homme enfourne sa main dans bouche, cherche quelque chose sur sa langue...
Une peau de tomates peut-être? Ce n'est pas toujours facile à avaler...
L'air dégoûté, il sort doucement mais sûrement un cheveu de sa bouche. Beurk! Aussitôt il me rend coupable de la faute! Nanmého!

"Mais non! Ce n'est pas un de mes cheveux, ce n'est pas possible, je ne les perds pas!" ... moi, toujours de très bonne foi...
"Non mais tu as vu la longueur, il ne peut pas être à moi! En plus il est blond avec des racines plus foncés!" ... l'homme toujours écoeuré ...
"Bah c'est peut-être celui d'une de tes collègues qui était resté sur ton pull..." ... Moi qui m'enfonce...
"..."... mon homme avec un regard qui en dit long et qui me donne envie de devenir tout petite petite ...
"Bon d'accord, c'est peut-être à moi, mais ce n'est pas de ma faute... Tu ne crois tout de même pas que je l'ai fait exprès!?" ... moi essayant de chercher une porte de secours ...
" La prochaine fois, tu feras attention, parce que là, je n'ai plus envie de le manger ton repas"... L'homme qui n'aime vraiment pas avoir un cheveu sur la langue...
" Oh tu abuses, je l'ai préparé avec amour ce plat..." ... moi qui sent que je ferai mieux de me taire...

Ce genre de scène vous est déjà arrivé?

Faut-il porter une fraise sur la tête pour que ça n'arrive jamais plus jamais ?
Parce qu'avec mes cheveux courts, je ne peux pas les attacher.

Et comment réagissez- vous si cela vous arrive au restaurant ?
Dernièrement, cela m'est arrivé au self de l'entreprise... légèrement dégoûtée, je l'ai retiré de mon assiette discrètement et j'ai continué à manger,car si je l'avais dit à mes collègues, elles auraient été écoeuré et j'aurai fini par ne plus toucher à mon assiette...
Et si ça arrive chez des gens chez qui vous êtes invités, que faites-vous?
Gentiment, vous lancez une petite remarque sur le ton de l'humour ? Sans état d'âme vous criez haut et fort votre mécontentement? Ou vous vous taisez?


Il y a peu de temps, pendant qu'une de mes amies mangeait, j'ai vu un cheveu rentrer tout doucement dans sa bouche... je n'ai rien osé dire... et je suis une bonne copine, tu parles!