03/06/2008
DéLuGe...

Peu à peu, les ténèbres avancent parmi les nuages déjà présents. L'atmosphère est lourde.
Le dos tourné à l'enfer, je sens les éclairs qui de temps en temps viennent perturber la tranquillité du ciel en le zébrant.
J'imagine encore avoir le temps de faire quelques courses avant de rentrer dans nid douillet.
Malheureusement, la sonnerie de mon téléphone vient troubler mon calme apparent.
"C'est bon, tu est rentrée? Tu es où là? A la maison?"
"Hein!? Non... je ne suis pas encore partie, je suis encore au boulot..."
"Pars, pars tout de suite! Ici c'est le déluge!"
"C'est vrai!? Ici le ciel est noir mais il ne pleut pas encore..."
Suivant les conseils de mon homme, je pars sur le champ, sans perdre de temps.
Mais à peine sur la route, de grosses gouttes se mettent à tomber. J'aime l'odeur de la pluie sur le macadam chaud. Ça me rappelle mon enfance, mes étés où je jouais dans la cour, sous les premières gouttes d'orages. Enfin pas le temps de traîner, la pluie redouble et bientôt ici aussi c'est le déluge...
Sur l'autoroute, devant moi, un mur blanc. Je ne distingue plus rien. J'ai peur. Mon coeur s'emballe. Je suis crispée sur mon volant, je me maudis d'avoir pris la route, je pense à m'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence mais je continue, en tremblant comme une feuille, les yeux rivés sur le sol dégoulinant.
2 options devant moi: la route où il y a peu de temps je me suis retrouvée coincée pendant 4h30 ou une autre que j'emprunte peu souvent... Sur celle que j'emprunte peu, les voitures roulent au pas, de l'autre côté ça a l'air fluide. Je dois prendre une décision et vite.
Je prends finalement la mauvaise option... je choisis la voie rapide, celle où j'étais restée bloquée 4h30... et au bout de quelques mètres, je suis à nouveau bloquée comme la dernière fois... Il pleut toujours très fort, l'orage est violent, mon téléphone se met en service limité ... difficilement, j'arrive à joindre mon homme. Je suis paniquée.
La pluie s'arrête au bout de 20 longues minutes. Peu à peu, je retrouve ma zenitude. Je ne me sens pas prête à revivre mon cauchemar d'il y a 3 semaines. Non ce n'est pas possible.
Autour de moi, un flot de voitures se dégagent pour remonter une voie d'insertion en sens interdit. Je les suis, je ne les suis pas? Au bout de quelques minutes de réflexions, voyant la situation se répéter, je décide de frauder. Je suis les impatients de rentrer chez eux. Je remonte en sens inverse la voie d'insertion. Au bout, je suis libre!
La circulation est fluide. En peu de temps, j'arrive à la crèche, assez vite pour arriver quelques minutes avant la fermeture de 19h. Je suis soulagée. Ce soir, ce sera pizza, après tant d'émotions, pas l'envie de cuisiner... de toute façon le frigo et les placards sont vides.
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Les p'tites choses en plus :
- Dans la journée, un autre billet révélant un trait de mon caractère qui fait toute mon originalité. Mais attention, il faudra voter pour moi. Je compte sur vous pour me soutenir après ce que j'ai vécu hier .
- "La main blanche"... que dire... Nancy avait raison, c'était flagrant de savoir qui était le "méchant" dans l'histoire. Il avait vraiment la tête du méchant. Les seins d'Ingrid Chauvin était bien présent, en gros plan, mais la scène n'avait aucun intérêt si ce n'est de montrer ses seins... Bof cette saga de l'été 2008.
- NRJ12 Poker Star: hier ce n'était que les qualifications donc pas très intéressant . Ils ont repêché tout pleins de filles, sinon il n'y en avait que 2 de sélectionnées pour 8 garçons...
09:30 Publié dans Grrr !!! | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, déluge, innondation, lille, orage
16/05/2008
RéPerCuTions

Hier, le ciel du Nord était en colère, très en colère.
Tellement qu'il a déversé des litres et des litres d'eau en très peu de temps.
Ne mesurant pas ce que j'allais subir par la suite, j'ai assisté au déluge de derrière ma fenêtre de bureau. Puis quand le ciel s'est calmé un peu, j'ai pris le volant. Il était 17h30.
Les scènes de rues inondées après un violent orage, ça n'arrive qu'en Tunisie... J'ai déjà assisté à la scène plusieurs fois. Nous nous sommes même retrouvés presque pris au piège une fois. Mais là bas les infrastructures n'ont pas la capacité d'absorber l'eau assez vite. La Terre est sèche et ne boit pas assez rapidement. Enfin ce genre de situation, ça ne devrait pas arriver en France, surtout pas dans le nord, le pays où il pleut tout le temps...
A 17h45 je me suis retrouvée à l'arrêt sur la voie rapide. Bouchons. Peut-être un accident dû à la pluie...
A 18h00, je n'avais quasiment pas avancé. J'ai commencé à m'inquiéter. J'ai appelé pour la 1ère fois mon Homme pour le prévenir que vu la pluie, je viendrai le chercher au boulot mais que ce serait sûrement tard étant donné que j'étais dans les bouchons.
A 18h15, je n'avais pas bougé depuis presque 20 minutes... Une voiture devant moi n'en pouvait déjà plus. Son moteur fumait. J'ai rappelé mon Homme, lui demandant d'essayer d'aller récupérer TiBiscuit à l'école. J'étais encore confiante et pensais pouvoir récupérer PuPuce avant 19h à la crèche...mais j'ai appelé pour prévenir. D'habitude, j'arrive au plus tard à 18h15. D'habitude j'ai entre 15 et 30 minutes de route selon la circulation.
A 18h45, j'avais avancer de 2 mètres peut-être... J'avais envie de pipi... Autour de moi, des gens sortaient de leur voiture, d'autres empruntaient la bande d'arrêt d'urgence, se croyant plus malins que les autres... Mon Homme m'appelle. Il a récupéré TiBiscuit. Il me demande où je suis. Je me vois dans l'obligation de lui demander d'aller chercher PuPuce à pied , sous la pluie... Je ne serai pas à la à temps...
19h45... Je n'ai presque pas gagner de terrain... Ça devient long... Je commence à m'inquiéter, à m'ennuyer... Je vais passer des coups de téléphone pour m'occuper. Heureusement que je l'ai mon téléphone. Comment j'aurai prévenu la crèche sinon? Puis heureusement que mon Homme ne bosse plus sur Paris, comment aurions nous fait pour les enfants? Je les aurai retrouvé au commissariat?
20h00, les voitures de polices défilent sur la bande d'arrêt d'urgence... A la radio j'apprends que la voie rapide est inondée...
21h00, des voitures remontent une voie d'insertion à contre sens, ils en ont marre que ça ne bouge pas. Ils sont fous! Des voitures ont rendu l'âme et sont arrêtées sur les côtés. Je me demande si certains sont à court de gasoil et attendent dans leur voiture que la circulation redevienne fluide. Ils leur faudra de la patience, beaucoup de patience. D'autres suivent les voitures de police sirène hurlante quand toutes les voitures leur laissent le passage. Ca me met en rage!
21h45, j'arrive enfin à la 1ère sortie. Je suis obligée de la prendre même si je ne la connais pas. La route est fermée... Toutes les voitures sont redirigées par là... Pas le choix. Les 3 voies n'en deviennent qu'une et des policiers font la circulation.
22h00, après 4h30 de bouchons, j'arrive enfin chez moi. Ma vessie va exploser, mes jambes sont en coton, les enfants sont heureux de me retrouver mais énervés... Dure journée!
Voilà, il n'y a pas qu'en Tunisie que les routes sont inondées après un orage, à Lille aussi!
15:58 Publié dans Grrr !!! | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, bouchons, inondation, voiture, tunisie, lille













