30/04/2008

Anna ...

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Anna a 27 ans et la vie devant elle ... Enfin, ça c'est ce qu'elle croit. 
Chaque matin, elle s' extirpe bien difficilement de son lit vers 8h00. Sa nuit a encore une fois été bien trop courte. Sa vie tourne autour de son nombril, elle n'a qu'elle a pensé et pourtant, son studio est un vrai capharnaüm. La vaisselle n'a pas été faite depuis 3 jours, son linge sale s'entasse sur un valet de chambre et la dernière fois qu'elle a fait les poussières doit bien remonté à 6 mois. Apparemment tout cela ne la dérange pas car chacune de ses journées s'articulent autour du même programme. Anna se lève, elle avale vite fait un bol de Nesquick avec 3 Bn petit déj', puis elle se douche, attache négligemment ses cheveux et sent ses vêtements non lavés avant de décider de la tenue adéquate, c'est à dire n'importe quoi qui sente encore bon. Pourtant des vêtements, elle n'en manque pas. Elle est atteinte d'une sorte de boullimie shoppinggesque et ce n'est pas son compte en banque qui dira le contraire. Avant de filer, elle zappe encore une fois le maquillage, enfile son manteau, ses chaussures et cours pour ne pas rater son bus.
Chaque soir, dès qu'elle passe la porte de son studio vers 19h, elle allume son ordinateur : un réflexe. Elle s'installe derrière son écran, se connecte à son netvibes, lit ses blogs favoris, en découvre de nouveaux puis écrit un article pour son blog à elle. Entre MSN, FaceBook et les blogs, Anna ne voit pas les heures défilées. Elle en oublie même de manger. Ses yeux finissent par piquer... là elle s'aperçoit qu'il est déjà 3h. Il serait temps qu'elle aille se coucher. Tant pis pour la vaisselle et la lessive, elle le fera une prochaine fois.
Anna a le sentiment d'avoir une vie riche et remplie. Elle ne voit pas les jours passer. De temps en temps elle profite du fait d'être parisienne pour participer à des soirées entre bloggeuses. Elle adore ça! Elle y fait pleins de jolies rencontres.
Malheureusement ce dont Anna ne s'aperçoit pas, c'est que depuis qu'elle est addict à la blogosphère, elle se nourrit mal, dort peu , a un compte en banque dans le rouge cramoisi, la faute aux blogs qu'elle lit et qui lui donne l'envie de s'acheter des fringues hors de prix, et vit dans une porcherie... mais pire que cela, elle ne s'intéresse plus du tout aux hommes. Pas le temps .Etre seule ne la dérange pas finalement. Avec un homme elle serait moins libre de passer autant de temps sur le net. Anna aime sa vie actuelle.
Mais dans 10 ans, quel constat de sa vie fera t-elle ?

Voilà, Anna, ça aurait pu être moi si je n'avais pas décidé d'aller faire mes études dans le ch'nord plutôt qu'à Paris, si je n'avais pas arrêté mes études à bac+2, si je ne m'étais pas mariée à 22 ans et si je n'avais pas été maman à 24 ans... Enfin avec beaucoup de si, mais ça aurait pu être ma vie.

Finalement je suis bien contente d'avoir fait ces choix , sinon je ne sais dans quelle spirale j'aurai pu tomber .
Voilà ce que mon blog aurait pu changer dans ma vie.
Ce qu'il change aujourd'hui, c'est que je proscratine encore plus qu'avant, que je suis moins performante dans mon boulot, mais le plus important, je prends plaisir à écrire et quoi de mieux que le plaisir?
Ce billet, je l'ai écrit à l'occasion de l'opération du 30 avril : "Comment mon blog a changé ma vie!". Et vous, comment votre blog a t'il changé votre vie?

16/04/2008

Dans la peau de ...

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Ah l 'imagination: une chose magnifique, indispensable!
Sauf que parfois l' imagination débordante de TiBiscuit me laisse pantoise...

TiBiscuit adore nous replacer dans ses histoires favorites. Par nous, j' entends bien sûr son papa, sa maman, sa soeur et lui-même.

Ainsi dans le livre "Bébé Cadum", il prend la place de Simon Le Lapin qui veut faire caca partout si son petit frère devenu une petite soeur chez nous reste à la maison. C'est aussi lui qui a peur des loups et qui va chercher sa petite soeur qui dit "CacaBoudin Dum" (la phrase qui vaut l' hilarité générale à tout les coups!) dans son lit pour la protéger. D' ailleurs après ça, TiBiscuit a essayé de dormir avec sa soeur mais il a vite abandonné car celle-ci parlait trop à son goût.

J'avoue que j'étais plutôt flattée le jour où TiBiscuit m'annonça que Wonder Woman, c'était moi et que j'étais mariée à Superman, mais aussi maman de Batman! Trop d'honneur pour moi!

Par contre, l'effet n'a pas été le même quand TiBiscuit déclara qu'il était Tarzan et que son papa, sa soeur et moi étions des gorilles...

Vous connaissez les danettes crousti'magic? Vous savez ces danettes auxquelles on peut ajouter un genre de smarties. Les doudoux en raffolent ! Mais TiBiscuit ne les mange pas n'importe comment! Dans les moments de grands délires, chaque smartie devient une personne, aussi bien de la famille, des amis que des élèves de sa classe ou même la maîtresse. Et un par un, il mange papy, puis manou puis Tatamy etc ...

A part ces exercices d' identification, TiBiscuit fait aussi beaucoup parler son doudou. Un envie de dire des bêtises : Il prend une petite voix stridente et bien sûr c'est doudou qui dit la bêtise, pas lui. c'est donc doudou qui doit être puni! Sacré doudou! Bien pratique le doudou pour pouvoir dire "Caca boudin" à sa guise...

Mais jusqu'où ira l'imagination de TiBiscuit ?

Je ne me souviens pas m'être identifiée un jour à Martine quoique parfois j'aurai aimé être elle, surtout dans "Martine, petite maman". Mais jamais je ne me suis prise pour Cendrillon ou Aurore, la belle aux bois dormant. Aujourd'hui pourtant, j'aimerai vraiment être Wonder Woman ... Pour la maman gorille, pas de chance, je me suis épilée hier avec mon nouveau épilateur panasonic dont vous aurez bientôt le compte rendu!

Et vous, aviez vous une imagination débordante?

25/11/2007

Le CauCHemaR

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Pour toutes celles qui s'ennuient en ce dimanche, voici de quoi vous occuper un peu :-) 

J'ai retrouvé l'histoire que j'ai écrite à 15 ans pour un devoir de classe...

J'avais eu 14/20 avec comme commentaire : récit bien mené.

C'est GlauQue, NoN ?

LE CAUCHEMAR


Clémentine se réveilla en sursaut.
Ses draps étaient légèrement humide et Clémentine transpirait beaucoup.
L'esprit encore agare, elle se souvins qu'elle venait de faire un cauchemar. Pourtant tout lui paraissait si réel! Dehors, le doux chant des oiseaux ensorcelait l'été. A l'horizon, le soleil pointait déjà. Il était encore très tôt, et les yeux de Clémentine étaient encore dans le brouillard matinal. Toute la maisonnée était encore endormie, mais des voix incompréhensibles attirèrent son attention vers l'extérieur. Avec difficulté, elle se leva. Elle était comme saoule et elle buta contre sa commode.
Arrivée à sa fenêtre, elle tira ses rideaux en grand et la clarté l'éblouit. Elle ouvrit la fenêtre et un vent frais repoussa ses cheveux vers l'arrière.Un cours instant, elle ne put ouvrir les yeux. Cette petite brise lui faisait du bien. Elle glaçait son visage encore perlé de gouttes.
Puis, quelque chose la surpris: Elle était essoufflée! Bizarre. Mais qu'avait-elle dont fait?

Dans la rue, tous les voisins s'étaient rassemblés.
Que pouvait-il causer tant d'agitation dans ce quartier si paisible d'habitude?
Clémentine qui était connue de tous pour sa grande curiosité brûlait d'envie de tout savoir.
Sa curiosité redoubla quand une voiture de police et une ambulance arrivèrent. Clémentine s'habilla avec hâte pour ne manquer aucunes miettes de cette animation peu banale.
Au moment où elle atteignit le pas de la porte, un brancard sortit de la maison de la vieille Agathe. Son corps venait d'être découvert inanimé. Dans son jardin, gisait son pauvre caniche. La police conclut rapidement à un meurtre et l'enquête commença.

Différents sentiments s'entrechoquaient dans la tête de Clémentine. Elle était à la fois surprise, accablée et désarmée face à cette nouvelle. Malgré tout, un étrange sentiment de joie l'envahissait. A plusieurs reprises, elle avait souhaité la mort de cette vieille folle, car souvent, elle l'avait accusé à tort de maltraiter son chien et de jeter des papiers dans sa propriété. Mais ce n'était que des mots en l'air. Jamais elle n'aurait pu commettre un acte pareil.

Son grand esprit de détective la poussa à mener sa propre enquête auprès des voisins.
Pendant plusieurs jours, elle interrogea tous les habitants de cette petite ville, mais personne n'avait rien vu. Seules quelques personnes avaient entendu les aboiements du chien en détresse. Bien sûr, personne ne s'en était inquiété car un chien qui aboie la nuit est chose fréquente.
Il ne lui restait maintenant qu'un vieil homme à interroger. Celui-ci occupait la maison jumelle de la victime. Il devait sûrement avoir aperçu ou entendu quelque chose. Mais Clémentine se refusait à y aller car elle n'entretenait pas de bonnes relations avec lui. Horace, tel était son nom, était sans famille et n'aimait guère les enfants, surtout cette pauvre Clémentine qui avait eu le malheur de rayer sa voiture neuve avec son vélo.

La maison déserte d'Agathe avait été barricadée par la police après le meurtre, mais Clémentine était décidée à aller y faire un tour. Elle trouva une entrée derrière la maison assez grande pour qu'elle puisse y passer. A peine entrée, une odeur de putréfaction qui envahissait la maison lui donna la nausée. Les perruches de la vieille dame devaient sûrement être mortes de faim ...
Tout baignait dans l'obscurité. Seuls quelques rayons de lumière, passant entre les planches de bois clouées sur les portes et fenêtres donnaient un peu de clarté. Des multitudes de frissons parcouraient le corps de Clémentine. Elle avait peur de cette histoire que lui racontait autrefois sa grand-mère. D'après cette légende, les âmes des personnes assassinées ne trouvaient jamais le repos éternel, alors elles continuaient d'hanter leur demeure jusqu'à ce que vengeance soit faite. A chaque bruit qui retentissait, Clémentine pensait que c'était Agathe qui continuait sa vie ici. Mais peut-être était-ce vraiment elle!
Malgré sa peur, elle inspecta toutes les pièces , mais toutes les preuves avaient déjà été prises par la police.
Devant la porte de la chambre d'Agathe, elle fut prise de sueurs froides. Cette entrée dans la chambre était pour elle comme une entrée vers les ténèbres.

La scène qu'elle contempla était la preuve du véritable carnage qui s'était déroulé. Tous les meubles avaient du être projetés à travers la pièce car ils étaient cassés, éparpillés et sans dessus dessous. Agathe avait du se débattre car des traces de griffes et de sang dont on voyait l'empreinte avait été comme absorbé par le parquet. La vue de cette atrocité força Clémentine à s'enfuir.

Elle courut aussi vite qu'elle le put et alla se réfugier dans sa chambre. La scène lui avait fait tant horreur qu'elle ne pu s'empêcher de pleurer. Agathe ne méritait pas tant de souffrances, elle qui espérait mourir en paix dans son sommeil. Clémentine se leva pour attraper son journal intime. Elle voulait y noter ce qu'elle avait vu. En se levant de son lit, elle se piqua sous la plante des pieds. Elle aperçut alors un objet brillant au pied de son lit.
Mon Dieu! C'était la broche d'Agathe! Elle la portait tous les dimanches pour aller à la messe. Que faisait-elle là? Dans le journal local, il était écrit que le tueur avait aussi volé tous les bijoux de la vieille dame...
Désormais, elle comprenait tout: le cauchemar, la sueur et son essoufflement.
C'était donc elle l'assassin... et le voleur! Comment avait-elle pu faire cela?
Elle n'arrivait pas à supporter l'idée qu'elle ait pu commettre un tel crime aussi sanglant et que la police soit peut-être sur sa piste.
La prison, elle ne supporterait pas. Une seule solution s'offrait à elle: LE SUICIDE.
Dans la salle de bain, elle s'ouvrit les veines...

Quelques jours plus tard, alors que les parents de Clémentine venaient d'enterrer leur fille, la police annonça l'arrestation du tueur d'Agathe. Horace avait été d'un grand secours pour élucider l'affaire car il avait été le seul à apercevoir le coupable. Mais l'hors de l'interrogatoire, le meurtrier avoua qu'il y avait une autre témoin ce soir là...